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Sans elle, tu n'as pas de vie
لَا حَيَاةَ لَكِ بِغَيْرِهَا
Un jour,
une liane de lierre grimpant dit
à un arbuste à fleurs
qui poussait
à côté
du tronc d'un sycomore
que la liane de lierre escaladait :
ذَاتَ يَـوْمٍ،
قَـالَـتْ نَبْتَةُ لَـبْـلَابٍ مُتَسَلِّـقَةٌ،
لِشَجَرَةٍ مِنْ أَشْجَارِ الزُّهُورِ،
تَنْمُو
بِجِوَارِ
جِذْعِ شَجَرَةِ الْجُمَّيْزِ
الَّتِي تَتَسَلَّقُهَا نَبْتَةُ اللَّبْلَابِ :
« Je suis désolée
pour toi,
petit arbuste à fleurs.
Tu vis
près du sol,
et tu ne vois pas
ce que, moi, je vois
du ciel
et des terrains alentour.
Pourquoi
ne deviendrais-tu pas
comme moi,
et ne grimperais-tu pas
avec moi
le tronc
du sycomore,
pour t'élever
haut
vers le ciel ? »
"إِنِّي آسِفَةٌ
مِنْ أَجْلِكِ
يَا شَجَرَةَ الزُّهُورِ الصَّغِيرَةَ.
أَنْتِ تَعِيشِينَ
قُرْبَ الْأَرْضِ،
فَلَا تُشَاهِدِينَ
مَا أَرَى أَنَا
مِنَ السَّمَاءِ
وَالْأَرَاضِي الْمُجَاوِرَةِ.
لِمَاذَا
لَا تُصْبِحِينَ
مِثْلِي،
وَتَتَسَلَّقِينَ
مَعِي
جِذْعَ
شَجَرَةِ الْجُمَّيْزِ،
فَتَصْعَدِي
عَالِيًا
نَحْوَ السَّمَاءِ ؟"
L'arbuste à fleurs répondit :
« Tu penses peut-être
que ta vie
est meilleure
que la mienne,
mais moi,
je ne compte
que sur moi-même...
Quant à toi,
sans le sycomore
qui te porte,
et sans lequel tu n'as pas de vie,
ta vie deviendrait
vraiment mauvaise,
et elle ne pourrait pas être comparée
à la mienne. »
قَالَتْ شَجَرَةُ الزُّهُورِ :
"قَدْ تَظُنِّينَ
أَنَّ حَيَاتَكِ
أَفْضَلُ
مِنْ حَيَاتِي،
لَكِنَّنِي
أَعْتَمِدُ
عَلَى نَفْسِي فَقَطْ...
أَمَّا أَنْتِ،
فَبِغَيْرِ شَجَرَةِ الْجُمَّيْزِ
الَّتِي تَحْمِلُكِ،
وَالَّتِي لَا حَيَاةَ لَكِ بِغَيْرِهَا،
سَتُصْبِحُ حَيَاتُكِ
سَيِّئَةً حَقًّا،
وَلَا يُمْكِنُ مُقَارَنَتُهَا
بِحَيَاتِي."