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Les portes de la clémence
أَبْوَابُ الرَّحْمَةِ
[Quelques jours] avant la fin de la Première Guerre mondiale, un régiment de soldats français arriva dans un village proche de la frontière allemande. La famille de l'un des soldats de ce régiment résidait justement dans ce village, et le soldat apprit que sa mère était malade, et que la maladie s'était aggravée.
قَبْلَ نِهَايَةِ الحَرْبِ العَالَمِيَّةِ الْأُولَى [بِأَيَّامٍ قَلِيلَةٍ]، وَصَلَتْ فِرْقَةٌ مِنَ الجُنُودِ الفَرَنْسِيِّينَ إِلَـى قَرْيَـةٍ قُـرْبَ الحُـدُودِ الْأَلْمَانِيَّةِ. وَكَـانَـتْ أُسْرَةُ أَحَدِ جُنُودِ تِلْكَ الفِرْقَةِ تُقِيمُ فِي تِلْكَ القَرْيَةِ، وَعَرَفَ الجُنْدِيُّ أَنَّ وَالِدَتَهُ مَرِيضَةٌ، وَأَنَّ الْمَرَضَ اشْتَدَّ عَلَيْهَا.
Sans autorisation, il se faufila pour aller la voir. Mais son geste fut découvert, il fut arrêté et jugé. Ce même jour, la nouvelle de l'armistice et de la fin de la guerre arriva. Le lendemain matin, le soldat se tint debout parmi ses camarades, écoutant son officier lui annoncer la sentence prononcée contre lui : l'exécution par fusillade.
وَبِدُونِ إِذْنٍ، تَسَلَّلَ لِيَرَاهَا. لَكِنَّ أَمْرَهُ انْكَشَفَ، وَقُبِضَ عَلَيْهِ وَحُوكِمَ. وَفِي نَفْسِ اليَوْمِ، وَصَلَتْ أَخْبَارُ الهُدْنَةِ وَانْتِهَاءِ الحَرْبِ. وَفِـي صَبَـاحِ اليَوْمِ التَّـالِـي، وَقَـفَ الجُنْدِيُّ وَسْطَ زُمَلَائِهِ، يَسْمَعُ مِنْ ضَابِطِهِ الحُكْمَ الصَّادِرَ عَلَيْهِ بِالْإِعْدَامِ رَمْيًا بِالرَّصَاصِ.
Mais le soldat ne bougea pas d'un pouce, il dit simplement : « Je mérite cela, car j'ai enfreint mes devoirs en temps de guerre. » L'officier dit alors : « Mais il y a autre chose... » Puis l'officier sortit un autre papier, et en lut le contenu à voix haute : « Et à l'occasion de l'annonce de l'armistice, le tribunal a décidé de gracier l'accusé. »
لَكِنَّ الجُنْدِيَّ لَمْ يَتَحَرَّكْ أَقَلَّ حَرَكَةٍ، بَلْ قَالَ: "أَنَا أَسْتَحِقُّ هَذَا، فَقَدْ خَالَفْتُ وَاجِبَاتِي فِي زَمَنِ الحَرْبِ." هُنَا قَالَ الضَّابِطُ : "لَكِنْ هُنَاكَ شَيْءٌ آخَرُ ..." ثُمَّ أَخْرَجَ الضَّـابِطُ وَرَقَـةً أُخْـرَى، وَقَـرَأَ مِنْهَا بِـصَوْتٍ مُرْتَفِعٍ : "وَبِمُنَاسَبَةِ إِعْلَانِ الهُدْنَةِ، قَرَّرَتِ المَحْكَمَةُ العَفْوَ عَنِ المُتَّهَمِ."
C'est alors qu'il se produisit quelque chose de saisissant : le soldat qui n'avait pas tremblé en apprenant sa condamnation à mort fut secoué violemment par la grâce, et il tomba au sol, ayant perdu connaissance. Et lorsqu'il reprit ses esprits, il éclata en sanglots et se mit à trembler, ayant [complètement] perdu le contrôle de lui-même.
عِنْدَئِذٍ حَدَثَ شَيْءٌ مُثِيرٌ : فَإِنَّ الجُنْدِيَّ الَّذِي لَمْ يَهْتَزَّ لِسَمَاعِهِ الحُكْمَ بِإِعْدَامِهِ، هَزَّهُ العَفْوُ هَزًّا عَنِيفًا، فَسَقَطَ عَلَى الْأَرْضِ وَقَدْ فَقَدَ الوَعْيَ. وَعِنْدَمَا أَفَاقَ، اِنْفَجَرَ يَبْكِي وَيَرْتَعِشُ، وَقَدْ فَقَدَ السَّيْطَرَةَ عَلَى نَفْسِهِ [تَمَامًا].
Les soldats se rassemblèrent autour de leur camarade, saisis d'étonnement, et leur officier leur dit, lui aussi surpris par ce qui s'était passé : « Il n'a pas tremblé devant la dureté de la justice, mais il s'est effondré devant les vastes portes de la clémence ! »
وَالْتَفَّ الجُنُودُ حَوْلَ زَمِيلِهِمْ، وَقَدْ مَلَأَتْهُمُ الدَّهْشَةُ، فَقَالَ لَهُمْ ضَابِطُهُمْ وَقَدْ أَدْهَشَهُ هُوَ أَيْضًا مَا حَدَثَ : "إِنَّهُ لَمْ يَهْتَزَّ أَمَامَ قَسْوَةِ العَدْلِ، لَكِنَّهُ انْهَارَ أَمَامَ أَبْوَابِ الرَّحْمَةِ الوَاسِعَةِ !"