🔊 Écouter le texte
Les portes de la clémence
أَبْوَابُ الرَّحْمَةِ
[Quelques jours] avant la fin de
la Première Guerre mondiale,
un régiment de soldats français arriva
dans un village
proche de la frontière
allemande.
La famille de l'un des soldats
de ce régiment
résidait justement dans ce village,
et le soldat apprit
que sa mère
était malade,
et que la maladie
s'était aggravée.
قَبْلَ نِهَايَةِ
الحَرْبِ العَالَمِيَّةِ الْأُولَى [بِأَيَّامٍ قَلِيلَةٍ]،
وَصَلَتْ فِرْقَةٌ مِنَ الجُنُودِ الفَرَنْسِيِّينَ
إِلَـى قَرْيَـةٍ
قُـرْبَ الحُـدُودِ
الْأَلْمَانِيَّةِ.
وَكَـانَـتْ أُسْرَةُ أَحَدِ جُنُودِ
تِلْكَ الفِرْقَةِ
تُقِيمُ فِي تِلْكَ القَرْيَةِ،
وَعَرَفَ الجُنْدِيُّ
أَنَّ وَالِدَتَهُ
مَرِيضَةٌ،
وَأَنَّ الْمَرَضَ
اشْتَدَّ عَلَيْهَا.
Sans autorisation,
il se faufila
pour aller la voir.
Mais son geste
fut découvert,
il fut arrêté
et jugé.
Ce même jour,
la nouvelle de l'armistice
et de la fin de la guerre arriva.
Le lendemain matin,
le soldat se tint debout
parmi ses camarades,
écoutant son officier lui annoncer
la sentence prononcée contre lui :
l'exécution par fusillade.
وَبِدُونِ إِذْنٍ،
تَسَلَّلَ
لِيَرَاهَا.
لَكِنَّ أَمْرَهُ
انْكَشَفَ،
وَقُبِضَ عَلَيْهِ
وَحُوكِمَ.
وَفِي نَفْسِ اليَوْمِ،
وَصَلَتْ أَخْبَارُ الهُدْنَةِ
وَانْتِهَاءِ الحَرْبِ.
وَفِـي صَبَـاحِ اليَوْمِ التَّـالِـي،
وَقَـفَ الجُنْدِيُّ
وَسْطَ زُمَلَائِهِ،
يَسْمَعُ مِنْ ضَابِطِهِ
الحُكْمَ الصَّادِرَ عَلَيْهِ
بِالْإِعْدَامِ رَمْيًا بِالرَّصَاصِ.
Mais le soldat
ne bougea pas
d'un pouce,
il dit simplement :
« Je mérite cela,
car j'ai enfreint mes devoirs
en temps de guerre. »
L'officier dit alors :
« Mais il y a autre chose... »
Puis l'officier sortit
un autre papier,
et en lut le contenu
à voix haute :
« Et à l'occasion de
l'annonce de l'armistice,
le tribunal a décidé
de gracier l'accusé. »
لَكِنَّ الجُنْدِيَّ
لَمْ يَتَحَرَّكْ
أَقَلَّ حَرَكَةٍ،
بَلْ قَالَ:
"أَنَا أَسْتَحِقُّ هَذَا،
فَقَدْ خَالَفْتُ وَاجِبَاتِي
فِي زَمَنِ الحَرْبِ."
هُنَا قَالَ الضَّابِطُ :
"لَكِنْ هُنَاكَ شَيْءٌ آخَرُ ..."
ثُمَّ أَخْرَجَ الضَّـابِطُ
وَرَقَـةً أُخْـرَى،
وَقَـرَأَ مِنْهَا
بِـصَوْتٍ مُرْتَفِعٍ :
"وَبِمُنَاسَبَةِ
إِعْلَانِ الهُدْنَةِ،
قَرَّرَتِ المَحْكَمَةُ
العَفْوَ عَنِ المُتَّهَمِ."
C'est alors
qu'il se produisit
quelque chose
de saisissant :
le soldat
qui n'avait pas tremblé
en apprenant sa condamnation à mort
fut secoué violemment par la grâce,
et il tomba au sol,
ayant perdu connaissance.
Et lorsqu'il reprit ses esprits,
il éclata en sanglots
et se mit à trembler,
ayant [complètement] perdu le contrôle
de lui-même.
عِنْدَئِذٍ
حَدَثَ
شَيْءٌ
مُثِيرٌ :
فَإِنَّ الجُنْدِيَّ
الَّذِي لَمْ يَهْتَزَّ
لِسَمَاعِهِ الحُكْمَ بِإِعْدَامِهِ،
هَزَّهُ العَفْوُ هَزًّا عَنِيفًا،
فَسَقَطَ عَلَى الْأَرْضِ
وَقَدْ فَقَدَ الوَعْيَ.
وَعِنْدَمَا أَفَاقَ،
اِنْفَجَرَ يَبْكِي
وَيَرْتَعِشُ،
وَقَدْ فَقَدَ السَّيْطَرَةَ
عَلَى نَفْسِهِ [تَمَامًا].
Les soldats se rassemblèrent
autour de leur camarade,
saisis d'étonnement,
et leur officier leur dit,
lui aussi surpris par ce qui s'était passé :
« Il n'a pas tremblé
devant
la dureté de la justice,
mais il s'est effondré
devant
les vastes portes de la clémence ! »
وَالْتَفَّ الجُنُودُ
حَوْلَ زَمِيلِهِمْ،
وَقَدْ مَلَأَتْهُمُ الدَّهْشَةُ،
فَقَالَ لَهُمْ ضَابِطُهُمْ
وَقَدْ أَدْهَشَهُ هُوَ أَيْضًا مَا حَدَثَ :
"إِنَّهُ لَمْ يَهْتَزَّ
أَمَامَ
قَسْوَةِ العَدْلِ،
لَكِنَّهُ انْهَارَ
أَمَامَ
أَبْوَابِ الرَّحْمَةِ الوَاسِعَةِ !"