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Le roi et le meunier
الْمَلِكُ وَالطَّحَّانُ
Un roi rendit visite
au moulin à blé
d'un vieux meunier,
et il vit un âne
faisant tourner
la meule,
pour moudre le blé.
Le meunier avait placé
au cou de l'âne
une chaîne de clochettes,
et tandis que l'âne tournait,
les clochettes
tintaient
d'un joli son.
زَارَ أَحَدُ المُلُوكِ
مَطْحَنَةَ قَمْحٍ
لِطَحَّانٍ شَيْخٍ،
فَرَأَى حِمَارًا
يُدِيرُ
حَجَرَ الطَّاحُونَةِ،
لِطَحْنِ القَمْحِ،
وَقَدْ وَضَعَ الطَّحَّانُ
فِي رَقَبَةِ الحِمَارِ
سِلْسِلَةَ أَجْرَاسٍ،
وَكَانَ الحِمَارُ يَدُورُ
وَالأَجْرَاسُ
تَدُقُّ
بِصَوْتٍ جَمِيلٍ.
Le roi demanda alors
au meunier :
« Pourquoi
as-tu accroché
cette chaîne de clochettes
au cou
de l'âne ? »
Le meunier répondit :
« Parfois,
quand
je me sens fatigué,
je ferme
les yeux ;
alors, si le bruit des clochettes s'arrête,
je sais
que
l'âne
a cessé
de tourner. »
فَسَأَلَ المَلِكُ
الطَّحَّانَ:
لِمَاذَا
عَلَّقْتَ
سِلْسِلَةَ الأَجْرَاسِ
فِي رَقَبَةِ
الحِمَارِ ؟
فَقَالَ الطَّحَّانُ :
أَحْيَانًا
عِنْدَمَا
أَشْعُرُ بِالتَّعَبِ
أُغْمِضُ
عَيْنَيَّ،
فَإِذَا تَوَقَّفَ صَوْتُ الأَجْرَاسِ،
عَرَفْتُ
أَنَّ
الحِمَارَ
قَدْ تَوَقَّفَ
عَنِ الدَّوَرَانِ.
Le roi lui demanda :
« Et si l'âne s'arrêtait
tout en se mettant à bouger
la tête
de-ci de-là,
les clochettes ne tinteraient-elles pas quand même ? »
فَسَأَلَهُ المَلِكُ :
وَإِذَا وَقَفَ الحِمَارُ
وَأَخَذَ يُحَرِّكُ
رَأْسَهُ
هُنَا وَهُنَاكَ
أَلَا تَدُقُّ الأَجْرَاسُ ؟
Le meunier lui répondit
en souriant :
« Et d'où
l'âne tiendrait-il l'intelligence d'un roi ?! »
فَأَجَابَهُ الطَّحَّانُ
وَهُوَ يَبْتَسِمُ :
وَمِنْ أَيْنَ
لِلْحِمَارِ عَقْلُ المَلِكِ ؟!