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Je ne dois pas oublier
يَجِبُ أَلَّا أَنْسَى
Un jour,
un bédouin partit
en direction de La Mecque
pour le pèlerinage,
et il ne possédait pas
de chameau.
Le voyage se prolongea,
son corps se fatigua,
ses chaussures se déchirèrent
et il marcha
pieds nus.
ذَاتَ يَوْمٍ،
خَرَجَ أَعْرَابِيٌّ
مُتَّجِهًا إِلَى مَكَّةَ
لِلْحَجِّ،
وَكَانَ لَا يَمْلِكُ
جَمَلًا.
فَطَالَ بِهِ السَّفَرُ،
وَتَعِبَ جِسْمُهُ،
وَتَـمَـزَّقَ حِـذَاؤُهُ،
فَسَارَ
حَافِيًا.
Les sables du désert brûlèrent
ses pieds,
sa poitrine se serra
et il s'en voulut
à lui-même.
وَأَلْهَبَتْ رِمَالُ الصَّحْرَاءِ
قَدَمَيْهِ،
فَضَاقَ صَدْرُهُ،
وَسَخِطَ
مِنْ نَفْسِهِ.
Il oublia
les nombreux bienfaits
que son Seigneur lui avait accordés,
et se mit à
déplorer
son sort,
puisqu'il était privé
de l'argent
nécessaire pour acheter
un chameau
qu'il aurait pu monter
durant son long voyage.
وَنَسِيَ
نِعَمَ
رَبِّهِ الْكَـثِيرَةَ عَلَـيْـهِ،
وَأَخَذَ
يَنْدُبُ
حَظَّهُ،
إِذْ حُرِمَ
مِنْ مَالٍ
يَشْتَرِي بِهِ
جَمَلًا
يَرْكَبُهُ
فِي سَفَرِهِ الطَّوِيلِ.
Lorsqu'
il arriva
à La Mecque,
son âme était pleine
d'angoisse.
وَعِنْدَمَا
وَصَلَ
إِلَى مَكَّةَ،
كَانَتْ نَفْسُهُ مَلْآنَةً
بِالضِّيقِ.
À peine
s'était-il approché
de la Kaaba
qu'il vit
à sa porte
un homme
dont les deux jambes étaient amputées,
incapable
de bouger,
demandant l'aumône aux gens.
وَمَا إِنْ
دَخَلَ قُرْبَ
الْكَعْبَةِ،
حَتَّى رَأَى
عَلَى بَابِهَا
رَجُلًا
مَبْتُورَ السَّاقَيْنِ،
لَا يَسْتَطِيعُ
أَنْ يَتَحَرَّكَ،
يَسْأَلُ النَّاسَ إِحْسَانًا.
À ce moment-là,
le bédouin reprit ses esprits
et retrouva sa raison
en disant :
« Mon Seigneur,
pardonne-moi,
j'ai oublié
alors que je n'aurais pas dû oublier.
C'est Toi
qui m'as créé,
qui m'as pourvu
et qui m'as accordé
la force,
qui m'as donné
l'ouïe
et la vue.
Pardonne-moi,
ô mon Seigneur. »
عِنْدَئِذٍ
أَفَاقَ الْأَعْرَابِيُّ مِمَّا هُوَ فِيهِ،
وَرَجَعَ إِلَى عَقْلِهِ
وَهُوَ يَقُولُ:
"رَبِّي
ٱعْفُ عَنِّي،
لَقَدْ نَسِيتُ
وَكَانَ يَجِبُ أَلَّا أَنْسَى،
أَنْتَ
الَّذِي خَلَقْتَنِي
وَرَزَقْتَنِي
وَمَنَحْتَنِي
الْقُوَّةَ،
وَأَعْطَيْتَنِي
السَّمْعَ
وَالْبَصَرَ،
اِغْفِرْ لِي
يَا رَبَّاهُ."